Projet Ramena
Le Projet Ramena, c'est quoi ?
En résumé, il s'agit de former les femmes dans la plus grande précarité, de les professionnaliser, les aider à trouver un emploi, accompagner les plus aptes vers l'entrepreneuriat et l'embauche de leurs compatriotes. Et ainsi sortir des familles entières, voire des villages de la pauvreté absolue.
Le projet s’articule en une multitude de points pour former un tout homogène. Pour ceux qui ont entendu parler des familistères du XIXe siècle en France, c’est le concept du Projet Ramena.
Plus concrètement, il s’agit de la création d’un centre de formation et de professionnalisation destiné exclusivement aux femmes dans la précarité avec une prise en charge communautaire, par la gestion d’un jardin permaculturel, une garderie pour les enfants des filles-mères, le tout dans un bâtiment autonome en eau (récupération d’eau de pluie) et en électricité (photovoltaïque).
Les formations concerneront à long terme le maximum de métiers, mais débutera par ceux de la mode grâce à notre vice-présidente, professionnelle de la mode à Madagascar. Ainsi sera étudié :
– Patronage
– Couture
– Maroquinerie
– Stylisme
Parallèlement :
– Agriculture pour la création de fibres textiles
– Filature
– Tissage…
Mais la mode ayant besoin de machines, il sera question également question de former à la maintenance de machines telles machines à coudre, surjetteuses, fileuses…
L’apprentissage administratif (devis, facturation, comptabilité, notions de droit du commerce international) sera également dans le programme.
Le projet Ramena : Pourquoi ?
Madagascar est le 5e pays le plus pauvre du monde. Et l'un de ses points faibles, est l'absence de professionnalisation, au sens occidental du terme. Et pour être professionnel, il faut des formations de qualité. Et pas seulement. C'est donc ici que débute le projet Ramena.
Ce qui fait la richesse d’un pays, de ses infrastructures, de l’accès aux soins à l’éducation, voire à la stabilité politique, c’est l’exportation. L’entrée de devises étrangères. Madagascar, bien que premier producteur de vanille avec près de 80% de la production mondiale, ne peut se limiter à cette seule épice, à cette seule exportation de masse, pour sauver sa population.
Mais Madagascar doit aussi évoluer avec le monde pour sortir du patriarcat généralisé qui met les femmes massivement de côté pour le développement du pays, le plus souvent avec des enfants à charge, seules, car la contraception est très inégalitairement accessible et l’avortement légalement interdit. Et ne parlons pas des 18 cultures différentes relatives aux 18 ethnies qui composent la population malgache.
Par conséquent, le pays est peuplé de jeunes filles-mères célibataires (le plus souvent dès 14-15 ans) qui doivent leur survie à leur débrouillardise et aux travaux ingrats. Se former n’est guère possible et coûte cher pour la plus grande majorité. Créer une entreprise légalement formée et déclarée n’est même pas envisagée. Savoir la gérer et embaucher relève plus que de la science fiction, ça n’atteint même pas les consciences.
Ainsi, la précarité se transmet de mère en filles et fils, et de génération en génération. Mais tout peut changer. C’est ce à quoi nous aspirons.
A quoi ressemblera le projet ?
Le Projet Ramena sera un ensemble compact dans sa disposition mais suffisamment vaste pour que chaque personne puisse conserver son espace vital. Le tout dans une atmosphère d'entraide et de partage.
Comme nous l’évoquions plus haut, le Projet Ramena – qui se voudra évolutif – conjuguera à la fois lieu d’enseignement, de professionnalisation, mais également lieu de vie, de soin, de bien être et de partage.
Par le Design du bâtiment (pensé comme un bateau), l’agencement des salles de cours, des salles de vie, en passant par les jardins aménagés et les aires des jeux pour les enfants des filles-mères, la Maison Ramena pourra également proposer des défilés et des réceptions, des locations de machines à coudre, une mercerie… afin de créer une autonomie financière permettant l’entretien du complexe et de rémunérer des salariés.
Par cette action, notre association veut montrer que changer le monde ne se limite pas à envoyer des dons en après des catastrophes. C’est avant tout un travail collectif de fonds, qui prend du temps et nécessite de nombreux moyens financiers et matériels, mais aussi et surtout, c’est un contrat de confiance entre les donateurs, les acteurs qui oeuvrent dans nos projets et les bénéficiaires des aides apportées.




